"Depuis la mise en place du robot, j'aime mes vaches !"

« Depuis la mise en place du robot, j’aime mes vaches ! »

Les 3 frères, Daniel, Pascal et Jean-Michel sont en GAEC sur la commune de Réchesy, à la frontière entre le Territoire de Belfort, l'Alsace, la Suisse et le Doubs. Les vaches sont en majorité de race Prim'Holstein. Les éleveurs ont fait le choix d'un robot de traite car ils ont toujours voulu privilégier leur vie de famille. De ce point de vue là, le robot leur convient tout à fait.

 L'objectif, c’était de ne plus passer 3 heures à la traite matin et soir à deux trayeurs, de limiter le plus possible la pénibilité et l'astreinte quotidienne du travail, surtout les week-ends. Ils souhaitent aussi augmenter la quantité de lait livré sans augmenter la taille du troupeau.

Le GAEC KOELHY (Réchesy, 90)

120 vaches présentes (dont 115 Prim’Holstein)
930 000 L de quota ; 350 ha ; 2 robots DeLaval
10 000 kg de lait/VL ; 38.9 g/kg de TB et 32.3g/kg de TP au contrôle de septembre


Etape cruciale, la mise en route

Les éleveurs ont choisi de «pousser » les vaches en continu dans le robot pendant 15 jours. Cela a permis une bonne fréquentation des deux robots. La production laitière du troupeau a augmenté de 1500 Kg, (soit 15%) sur une période de 15 mois. La mise en place du robot n’est pas la seule explication à ces résultats, la conduite alimentaire a également évoluée.

La situation cellulaire s’est dégradée lors de la mise en route, mais très vite les résultats se sont rétablis. Le nombre de mammites cliniques a quant à lui diminué.  Les éleveurs reconnaissent avoir commis l’erreur de garder des vaches douteuses pensant que le passage au robot améliorerait la situation. L'effet a été inverse. Après un an de fonctionnement, 25 vaches ont du être réformées parce qu’elles n’étaient pas adaptées au robot (orientation des trayons par exemple).

Le robot pour se recentrer sur ses animaux

D'un point de vue organisation, l'élevage à gagné 7 heures de travail par jour pour les 3 UTH. Aujourd'hui, le temps de traite a été remplacé par l'observation du troupeau : après repérage des animaux à surveiller à l'ordinateur, l’éleveur va « se promener » au milieu des vaches pour détecter les vaches en chaleur  et s'assurer que tout le monde se porte bien.

Concernant son rendez-vous mensuel avec le conseiller technique d'élevage, le suivi du troupeau se fait de façon beaucoup plus globale.  Ils se concentrent sur l'observation des animaux. Les éleveurs sont en attente de conseil stratégique et ont plus de temps pour être à l'écoute de leur conseiller.

Bilan après un an de fonctionnement

Le passage au robot a totalement répondu aux attentes des éleveurs. Il leur a permis de passer plus de temps avec leurs familles, d'améliorer la productivité du troupeau, de travailler moins souvent les week-ends. Les trois associés souhaitent rester complètement polyvalents pour pouvoir se remplacer mutuellement.

A la surprise d'un des associés, le robot leur a permis d’être plus proche de leurs animaux : « j'ai réappris à aimer mes vaches ». Pour un meilleur suivi du troupeau au quotidien, ils souhaitent maintenant ajouter au robot des options leur permettant de détecter plus facilement les mammites, les chaleurs, …


Les éleveurs consacrent plus de temps à l'observation du troupeau

Les conseillers d'élevages de l'équipe de l'Isle sur le Doubs



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