L’implantation d’une prairie ne s’improvise pas !

A Consolation Maisonnettes, Jean-Claude, Catherine et leur fils Ghislain, passionnés par l'élevage et la culture de la terre, nous expliquent leur façon de travailler afin de réussir au mieux la réimplantation de prairies.

Jean-Claude est prudent au sujet de la réimplantation des prairies : « les conditions doivent être optimales : sols nus, pas trop humides ni trop secs... Il est très rare d'avoir toutes ces conditions réunies »

La préparation du sol est cruciale

Un des premiers critères de réussite pour renouveler une prairie est que le sol doit être travaillé avant l'implantation : le sol doit être fin, rappuyé. La profondeur de semis ne doit pas dépasser 1cm. Pour Jean-Claude, il s'agit également de bien choisir les espèces fourragères en prenant bien en compte les conditions de milieu, l'usage prévu et la pérennité de la culture. Il conseille de ne pas implanter de prairies après le 15 Septembre, afin que les espèces soient à un bon stade de résistance lorsque les premières gelées apparaîtront.

EARL JOLY DES MAISONNETTES A CONSOLATION

 2 UTH + 1 salarié

275 000 l de lait transformés en emmental grand cru à l'Ermitage

35 Prim' holstein ; 8229 Kg de lait/VL à 40,5 de TB et 32,7 de TP

71 ha de SAU

11,5 Ha Céréales

2,5 Ha de févérole

2,5 Ha de maïs

54,5 Ha prairies  dont 20 Ha PP, 34,5 ha PT

 

Choisir les bonnes espèces fourragères

Certaines plantes sont sensibles à l’acidité du sol. Par exemple la luzerne ne supporte pas les sols acides, le pH doit être égal ou supérieur à 7. Le choix des espèces doit être raisonné en fonction du type de sol, mais pas uniquement. Il dépendra aussi de l'utilisation principale de la prairie (pâturage, fauche, affouragement en vert....), de la pérennité souhaitée, du type de récolte et de stockage (séchage, balle-rondes).

Un mélange ray-grass hybride et trèfle violet s’implante et produit rapidement. Il le préconise dans l'optique d'un affouragement en vert ou dans le cas d'un séchage en grange. En effet, ce sont des espèces difficiles à sécher. A l'inverse, les espèces telles que le ray grass anglais, le dactyle, la fléole, la fétuque et le trèfle blanc sont plus pérennes mais nécessitent une durée d'implantation plus longue. Ces espèces sont bien adaptées pour faire du fourrage sec dans nos régions.

Jean-Claude n’implante jamais plus de 4 espèces différentes afin d'éviter la concurrence entre elles. Pour pallier aux problèmes liés aux différences de densité de semis entre espèces, il préfère réaliser l’implantation en plusieurs passages de semoir.

 L’équipe d’Avoudrey

Un mélange Ray Grass Hybride / Trèfle Violet s'implante rapidement.



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